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Le Gabon veut plus d’égalité entre les hommes et les femmes

Le Gabon présentera trois projets de loi au parlement pour renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en luttant contre la “violence” et la “discrimination”, a déclaré vendredi à l’AFP la Première ministre Rose Christiane Ossouka Raponda.

L’un des textes introduit le divorce par consentement mutuel. Et l’adultère, commis par l’homme ou la femme, sera un motif de séparation pour les deux époux, alors que jusqu’à présent il ne pouvait être invoqué que par l’homme devant le juge.

Aujourd’hui, une femme gabonaise est également tenue par la loi d ‘«obéir» à son mari. Les changements prévus mettront un terme à cela, a assuré à l’AFP la pionnière chef de gouvernement dans un entretien.

“Il était temps de renforcer cette protection des femmes en éliminant progressivement la discrimination et la violence à leur encontre”, a déclaré Mme Ossouka Raponda.

Trois projets de loi ont été adoptés mardi par le conseil des ministres, l’un sur «l’élimination de la violence à l’égard des femmes», les deux autres visant à modifier le code pénal et le code civil, qui consacre toujours la prééminence de l’homme dans le couple. en faisant du mari l’unique chef de famille.

Les projets de loi n’ont pas encore été votés par l’Assemblée nationale et le Sénat, mais le parti du président Ali Bongo Ondimba, qui dirige le Gabon depuis sa première élection en 2009 lorsqu’il a succédé au long règne de son défunt père Omar Bongo, domine largement les deux. Maisons.

«Aujourd’hui, le mari est le chef de famille, la femme doit obéir au mari et c’est le mari qui a le choix de la résidence» pour la famille, explique Mme Ossouka Raponda. Grâce aux nouvelles factures, la femme partagera avec l’homme le rôle de chef de famille, promet-elle.

Tout acte de violence domestique contre un conjoint peut également entraîner le divorce. «Nous voulons protéger la famille dans son ensemble», a déclaré le Premier ministre.

Le projet d’amendement au Code pénal étend dans une certaine mesure le droit à l’interruption volontaire de grossesse, bien qu’il reste hautement conditionnel. “Ce n’est pas encore le bon moment” pour le libéraliser, a déclaré Mme Ossouka Raponda.

Pour un avortement, l’état de détresse de la femme n’aura plus besoin d’être «grave» et l’exigence de l’avis d’un médecin pour l’établir sera supprimée.

Ces réformes déclenchent déjà des débats animés sur les réseaux sociaux. En 2020, la dépénalisation de l’homosexualité avait conduit à un fort mouvement de contestation dans une grande partie de l’opinion publique.

Dans un récent rapport publié par la Banque mondiale «Femmes, affaires et droit 2021», le Gabon, petit pays d’Afrique centrale, était classé 41e sur 48 pays d’Afrique subsaharienne en termes de promotion des droits des femmes.

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